«LA STRATÉGIE ENVIRONNEMENTALE DE SUEZ EST DÉCLINÉE AU MAROC À TRAVERS SES FILIALES LYDEC ET R&V MAROC»

On vous a bien dit que ca lorgne les fonds verts qui vont commencer à affluer😉 Suivez notre regard ….. 

Ps: Toute ressemblance physique ou morale entre les personnages de la gestion déléguée et Mr. Burns le proprio de la centrale d’energie est strictement due au hasard de la vie! 

A Lydec, l’ambition est de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre. Lydec consacre 1% de ses revenus aux actions menées pour la protection de l’environnement. Meknès ne peut que se réjouir de son centre d’élimination et de revalorisation.

Dominique Mangin
d’Ouince
Directeur général Afrique, Moyen-Orient et Inde de Suez

Suez est un acteur engagé dans la protection de l’environnement. Quels sont les engagements qu’a pris la société lors de la COP22 ou même avant ?

Nous avons pris un certain nombre d’engagements pour la protection de l’environnement et surtout pour protéger les ressources naturelles de la planète et mieux les utiliser également. En fait, la planète est depuis plusieurs années sous pression. Avec l’urbanisation croissante, le stress hydrique et toutes ces tonnes de gaz à effet de serre émis, nous avons décidé de nous investir en décidant d’établir 12 engagements à respecter d’ici 2030, pour la simple raison que nous estimons que Suez est un acteur responsable dans cette gestion de la ressource. L’idée est de s’adapter aux nouvelles conditions de déréglementation climatique auxquelles on assiste, en réduisant les GES, en gérant les ressources, en faisant des économies d’énergie…

En fait, 3 idées essentielles ressortent de ces 12 engagements. La 1ère consiste à atténuer les causes du dérèglement climatique en aidant nos clients à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, notamment par le recyclage et la valorisation énergétique de leurs déchets. La 2e est relative à la gestion de l’eau dans le sens où notre rôle consiste à conseiller nos clients à apporter davantage de résilience dans cette gestion. A ce titre, nous nous sommes engagés dans un programme d’économie d’eau, en faisant des recherches de fuite par exemple. La dernière, s’appuie sur la constitution de modèles climato-responsables ; et en tant que société responsable, nous incitons à la fixation d’un prix du carbone et à pousser les sociétés à réaliser leur bilan carbone.

Est-ce que le Maroc est pris en compte dans les engagements pris par Suez?

En effet, tous ces engagements pris par Suez ont été déclinés au Maroc également, à travers ses deux filiales, Lydec et la société de recyclage et de revalorisation Maroc (R&D Maroc, ex-Sita). Au sein de ces deux sociétés, nous prônons la même démarche qui s’inscrit dans le contexte de la COP22. A Lydec, nous avons comme ambition de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre, en réduisant par exemple notre flotte de véhicules ou encore en promouvant l’utilisation du biocarburant. En plus de cela, nous prévoyons de remplacer 10% de l’énergie fossile par de l’énergie renouvelable. C’est le cas des pompes de relevage par exemple, fort consommatrices d’énergie. Actuellement, elles fonctionnent à base de photovoltaïque. Autre engagement : l’économie de l’eau. Rien qu’en mettant en place un mécanisme de réduction des fuites, nous pouvons économiser, au niveau du groupe, l’équivalent de la consommation d’une ville de 1,2 million d’habitants. Au niveau de R&V Maroc, nous nous sommes fixé comme objectif de diminuer de 10% les gaz à effet de serre et de diviser par 5 les émissions de GES de nos centres d’enfouissement et de valorisation et ce, en vue d’une meilleure utilisation du recyclage.

Vous en êtes où dans la mise en application de cette stratégie ?

Nous avançons à pas certains. Nous avons établi un bilan carbone chaque année au terme duquel nous mesurons nos émissions de carbone et nous suivons l’évolution de ces émissions. Je trouve que l’objectif d’une réduction de 20% des émissions de GES peut être atteint plus rapidement si nous arrivons à promouvoir le prix du carbone. Plusieurs industriels refusent parce que cela renchérit leur coût de revient; mais, il n’empêche qu’avec l’instauration d’un prix à l’émission de la matière et en taxant ceux qui faillent à leurs engagements, tous les émetteurs deviendront plus responsables.

Je souhaiterais souligner un fait. La planète ne peut qu’être admirative de toutes les réalisations qu’a affichées le Maroc en matière de réduction des GES et de recyclage. Et Meknès est le premier exemple où nous avons réalisé ce que nous faisons de mieux en terme de centre d’élimination et de revalorisation des déchets.

Pourrait-on avoir une idée sur le budget alloué à cette stratégie, du moins au Maroc?

Je ne dispose pas de chiffres exacts concernant la mise en œuvre de ces 12 engagements au Maroc. En revanche, je peux vous affirmer que chez Lydec, on consacre à peu près 1% du chiffre d’affaires annuellement. Ce n’est certes pas une part fixe; elle peut varier d’une période à l’autre.  Il faut dire aussi que cette part n’est pas qu’un coût. Une fois que nous améliorons l’utilisation de la flotte ou la recherche de fuites…, nous obtenons une productivité et donc le retour sur investissement ne se fait pas attendre. Evidemment, cela n’est pas applicable à tous les points de la stratégie. L’utilisation du biocarburant par exemple nous revient plus cher, ne se traduit pas par une meilleure productivité mais contribue à la protection de l’environnement.

Un mot sur les partenariats et financement…

Nous essayons de développer une approche inclusive avec l’ensemble des partenaires qui constituent notre écosystème. C’est ce que nous faisons au Maroc avec la coalition pour la valorisation des déchets (COVAD). C’est Hakima El Haite, la ministre de l’environnement au Maroc, qui a été l’initiatrice de ce mouvement il y a 2 ans de cela et R&D Maroc y est un acteur principal. De même, les cimentiers figurent dans cette coalition et nos efforts ont abouti à fabriquer des produits de substitution à partir des déchets, au lieu de l’utilisation du gaz ou de l’électricité pour faire marcher leur four. Pour le volet du financement, Lydec repose sur ses propres moyens et ne bénéficie d’aucune subvention. Cela dit, des fonds verts se créent et ont pour vocation justement de mettre à la disposition des Etats le financement nécessaire qui va dans le sens de la protection de l’environnement. Aussi, les contributions des institutions internationales commencent à prendre forme, bien qu’un peu timides. Pour conclure, nous ambitionnons au Maroc de renouveler l’expérience de Meknès à Casablanca, mais le dossier traîne depuis des années.

En savoir plus sur http://lavieeco.com/news/cop-22/la-strategie-environnementale-de-suez-est-declinee-au-maroc-a-travers-ses-filiales-lydec-et-rv-maroc.html#SBbIiXKtxKWHr9aM.99

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