Lydec: Comment gérer une ville tentaculaire ?! il faut avoir le salaire d’un poulpe!

Message au journaliste de l’économiste qui fait du zèle: Pour gérer une ville « tentaculaire » ils touchent des salaires de poulpes géants!😉

On veut pas te faire peur cher journaliste en t’annonçant le chiffre ici mais sache qu’il ferait facilement ton salaire sur 30 ou 40 mois en 1 seul mois!  (et on prend l’hypothèse que tu es un journaliste à peu prés correctement payé pour le Maroc)! et tout ça est déduit comme une charge dans une entreprise qui fait soit disant du service public!😉

Alors sourions au monde!🙂

Au passage,  nous soulignons les blagues de l’article en rouge pour nos lecteurs!  

Jean-Pascal Darriet, DG de Lydec: «La complexité de la facturation nous impose de fournir des explications, de faire dans la pédagogie et apporter du sens à une facture… avec de  l’écoute, la proximité et des réponses rapides sur les tarifs» (Ph. Lydec) 

  • Plus de 20 milliards de DH seront investis entre 2016 et 2027
  • 2 millions de compteurs: 1 million de clients eau et autant en électricité
  • Bilan à mi-parcours de la filiale de Suez

Bilan de 18 ans de gestion déléguée de services publics sensibles liés à l’eau, l’électricité, l’assainissement et l’éclairage public… C’est en substance l’esprit qui a animé la dernière sortie du groupe Lydec, lors du 13e séminaire des  médias, organisé en fin de semaine dernière à El Jadida. En effet, des cadres dirigeants de l’entreprise se sont prêtés, sous le regard vigilant de leur DG,  à un exercice pédagogique pour expliquer les différents métiers, ainsi que les réalisations, les perspectives et les grandes orientations du gestionnaire des services eau, électricité, assainissement et éclairage public de la plus grande agglomération urbaine du Maroc (plus de 4 millions d’habitants).

Relation clientèle, gestion des réseaux, RH, investissements, perspectives, assainissement, développement durable, RSE, défis… autant de thématiques débattues lors de ce séminaire des médias. L’enjeu de la démarche est non seulement d’échanger et informer mais aussi de «suivre l’actualité de Lydec à travers un prisme à la fois transversal, interactif et convergent, notamment via des réalisations chiffrées, les programmes d’investissements, les fondamentaux liés aux métiers…», explique d’emblée le patron Jean-Pascal Darriet.  Lydec gère 2 millions de clients et autant de compteurs (soit plus de 1 million de clients eau et près de 1 million de clients électricité). Ce qui implique la relève et l’édition de 2 millions de factures par mois.  Plus de 95.000 factures sont éditées par jour! Aujourd’hui, tout l’enjeu est de pouvoir anticiper et accompagner une métropole en mouvement et un fort développement urbain dans le territoire qui dicte un rythme accéléré et soutenu en termes d’investissements et plus de visibilité, tient à préciser Saad Azzaoui, directeur Patrimoine. Le territoire du Grand Casablanca dispose de 20.000 ha urbanisés.

Au total, plus de 18 milliards ont été investis entre 1997 et 2015. «Des efforts considérables ont été déployés surtout les 3 dernières années avec une forte mobilisation pour accompagner le plan d’actions prioritaires (PAP), des actions de dépollution, d’assainissement…», soutient le management. En 2015, Lydec a engagé des investissements de l’ordre de 1,5 milliard de DH. L’an dernier, l’essentiel de l’investissement s’est plutôt orienté vers les quartiers périphériques et les villes nouvelles (Rahma, Dar Bouazza, Bouskoura,  Médiouna…). Pour 2016, l’investissement devra absorber 1 milliard de DH. Ce budget est destiné essentiellement à des actions au centre-ville (électricité) ainsi que des projets d’assainissement et de raccordement en périphérie et dans des quartiers populaires (Dar Bouazza, Hay Hassani, Sidi Moumen, Mediouna, Bouskoura, Ouled Salah, Mansouria…). Le gestionnaire prévoit de raccorder plus de 2.200 ha de lots cette année. L’orientation est d’aller également vers des chantiers dans le système anti-pollution, la création de stations d’épuration dans les zones périphériques… Mais si le montant d’investissement est en baisse par rapport à 2015, c’est parce que  le  Grand Casablanca enregistre des baisses des mises en chantier dans l’immobilier, un gel de lancement de nouveaux lotissements en attendant la liquidation de stock de gros promoteurs (Addoha, Alliances…). «Toute la dynamique entraînée par les créations de villes nouvelles est en train de toucher à sa fin», relève Azzaoui.  Ce qui a eu un impact direct sur les ressources du fonds de travaux. Or, ce fonds, qui avait fait l’objet de crispations, est l’un des principaux outils qui permettent de financer les travaux et les investissements. C’est une composante essentielle dans la capacité de financement de Lydec à côté du budget délégataire. En fait, la période 2013-2015 a été exceptionnelle en termes de dynamique liée à l’investissement avec les créations de nouveaux quartiers périphériques, de villes nouvelles, les ouvertures à l’urbanisation… «Avec le PAP, l’équivalent de 5 à 6 années de travaux a été réalisé en un an seulement. Un effort colossal!», fait valoir le management. Aujourd’hui, c’est le retour à la normale, au rythme des années 2010-2012. N’empêche, d’ici la fin du contrat de gestion déléguée, la filiale du groupe Suez compte investir plus de 20 milliards de DH (2016-2027). Ce qui implique, consent le management, un meilleur ciblage des projets, une performance dans le choix, le cadrage, le pilotage… Autre actualité à multiples enjeux chez Lydec,  la révision du contrat. Un processus long, contractuel qui devrait logiquement s’inscrire dans une périodicité de 5 ans. La première et dernière révision du contrat remonte à 2008. La prochaine révision (la 2e) devra faire valider incessamment des hypothèses, des projections, des investissements, voire des réajustements… Elle devra aussi approuver des schémas directeurs, actualiser le guide de participations. S’y ajoute la revue des cahiers des charges métiers de la gestion déléguée. La révision dressera également un bilan de la période 2007-2014 avec audits et contrôles à l’appui. Cette revue permettra  d’établir un bilan à mi-parcours de la mise en œuvre des nouvelles dispositions tarifaires.

Sur un tout autre registre, le management de Lydec affirme avoir suivi attentivement l’été dernier la tension sociale à Tanger-Tétouan, ainsi que les manifestations de rue contre la facturation d’Amendis (cf.leconomiste.com): «Nous avons tiré des enseignements en tenant un suivi régulier et quotidien des réclamations et contestations de nos clients. Ce qui a permis de renforcer l’écoute, la proximité et des réponses rapides sur les tarifs». De l’avis même du DG Jean-Pascal Darriet, le système de tarification (avec deux modes de facturation: progressive et sélective) est assez complexe. «Cette complexité nous impose de donner des explications, faire dans la pédagogie et apporter du sens à une facture. L’une des clés pour que la nouvelle tarification fonctionne est qu’il y ait une bonne explication», tient à préciser le top management. Sur 74.000 réclamations reçues en 2015, l’on a enregistré quelque 22.000 contestations de factures, dont à peine 4.400 cas fondés. En plus de l’effort de pédagogie, Lydec a su gérer le chantier de l’individualisation des compteurs collectifs. Mieux, la filiale de Suez est en train de lancer une nouvelle génération de compteurs numériques et une vaste opération de renouvellement du parc. Le dispositif de digitalisation des compteurs permettra la télérelève à distance. Pour dissiper tout malentendu autour de la facturation, le management insiste sur le fait que la tarification en vigueur est fixée par le comité de suivi de la gestion déléguée, une commission composée de l’autorité délégante, du ministère de l’Intérieur… Et d’ajouter: «Les nouvelles modalités de facturation viennent suite à la signature du contrat-programme Etat-ONEE, en mai 2014. Ces dispositions tarifaires sont censées redresser la situation financière de l’ONEE avec une révision de la grille de janvier  2015 à janvier 2017».

Quid de l’harmonisation des territoires…

Sur le chantier de l’harmonisation des périmètres en périphérie, «le projet n’a pas encore abouti». Or, le contrat-programme tel que signé en 2014 entre l’Etat et l’ONEE est on ne peut plus clair. Il prévoit une harmonisation des opérateurs de l’ensemble du territoire de Casablanca. Des engagements ont été pris dans ce sens, devant la plus haute autorité du pays. La convention signée fixe une répartition des périmètres avec un plan d’actions et une gouvernance associée. «Nous sommes favorables à une harmonisation des pratiques sur l’ensemble du territoire», soutient Jean-Pascal Darriet, DG de Lydec.

Amin RBOUB

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