L’effet tablette sur la presse commence ?! Lydec dévoile son programme de «ville de demain»

Écrit par Abdelouahed Kidiss

5 milliards DH d’investissement en 2013 et 2014

Bien avant d’exposer sa conviction, la Lydec fut épinglée par la Cour des comptes, dans son rapport de 2012, particulièrement en ce qui concerne la gestion du Fonds de Travaux -FDT-. Logé à la Trésorerie Générale du Royaume et géré directement par le délégataire, ce FDT, dont la création est intimement liée à celle de la RAD (l’ancienne Régie de distribution), représente un instrument fondamental de financement des investissements. Depuis le démarrage de la gestion déléguée jusqu’à fin 2013, sa contribution cumulée atteint 3,4 milliards DH, pour un volume global d’investissement de l’ordre de 15 milliards DH. Le «flou», qui a jalonné l’historique de ce Fonds, ne pouvait que susciter la curiosité au point de friser les limites de la suspicion. Rien n’est définitivement sûr. Il semble que certains élus de la ville, par intérêt politique, n’hésitent pas à enfoncer le clou, en cultivant la défiance. C’est un peu l’histoire des «chaussettes de Madame la duchesse -qui- sont sales et archi sèches».

Quinze ans après la signature du contrat de gestion déléguée des services de distribution d’eau potable, d’électricité et d’assainissement liquide, Lydec inaugure depuis 2013 une nouvelle phase de ses interventions au service da la communauté urbaine de Casablanca. Au-delà de l’accompagnement de l’extension rapide da la ville, la filiale marocaine du Groupe Suez Environnement, soutenue par deux institutionnels marocains, la CDG et RMA Al Watanya, initie et semble réussir de grands projets de dépollution des eaux usées jamais réalisés dans cette mégapole de plus de 4,5 millions d’habitants.

Quelques 2,2 milliards DH ont été investis en 2013, un niveau record jamais atteint depuis 1997. Ce sont, en effet, les programmes d’infrastructures notamment ceux liés aux grands projets de collecte et de traitement des eaux usées qui se sont taillés la part du lion. La station d’épuration des eaux usées de Médiouna, inaugurée en avril 2013 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, compte parmi les trois projets phares de Lydec ; à savoir l’achèvement des ouvrages de transfert des eaux usées de Dar Bouazza, et le grand projet de dépollution de la côte Est de Casablanca, dont la mise en eau de l’émissaire marin est prévue pour le 14.12.14.

Pour 2014, la Lydec aligne un budget de 3 milliards DH, soit près d’1 milliard DH de plus par rapport à 2013. «Ce budget inclue les besoins identifiés dans le cadre du plan d’actions prioritaires de proximité  -PAPP- établi en concertation avec les autorités publiques».

Il faut dire qu’après le discours royal d’octobre 2013, la Lydec mesure désormais les besoins tant actuels qu’à venir. Le défi est de garder une longueur d’avance et de coordonner les moyens et les mesures mis en place.

Jean-Pascal Darriet, son nouveau Directeur général, développe une ambition pour les dix ou quinze prochaines années. Dans sa stratégie «Synergie 2020», le Top management entend réanimer la réflexion stratégique en vue de forger un consensus pour l’action et le développement durable de Casablanca.

D’ores et déjà, au vu de la vitesse d’urbanisation de la ville et de la présence désormais «anachronique» de l’ONEE, le délégataire préconise, à la veille de la révision quinquennale du contrat, une «harmonisation des périmètres de gestion des services». Pour la Lydec, il s’agit de «se mettre en conformité avec les dispositions contractuelles en faisant coïncider les limites des zones de gestion des services eau, assainissement, électricité et éclairage public avec le périmètre de la Wilaya du Grand Casablanca». Cette harmonisation devrait favoriser aussi «une maîtrise des coûts du service à travers les synergies d’exploitation et les économies d’investissement réalisées».

Système de péréquation

Le 12e séminaire annuel organisé par Lydec au profit des organes de presse a permis d’appréhender les volumes croissants d’investissements, nécessaires pour financer les besoins en nouvelles infrastructures. «Les principaux enjeux de la gestion déléguée en matière d’infrastructures (en particulier d’assainissement) d’ici à 2027 se situent dans les secteurs périphériques du Grand Casablanca qui ne bénéficient pas actuellement du système de péréquation où l’électricité subventionne l’eau et l’assainissement».  Autrement dit, 75% des besoins sont situés sur le reste du périmètre ou le délégataire ne gère pas l’électricité.

Selon les experts, «les programmes actuels d’investissement de la gestion déléguée ont été établis sur l’hypothèse d’un rythme de croissance du Grand Casablanca de 200 ha/an. Aujourd’hui, à plus de 300 ha urbanisés par an constatés sur le terrain, il est prévu un triplement du rythme d’urbanisation qui devrait s’élever à 1.000 ha/an pour les 20 prochaines années».

Ville puissante et toujours tentaculaire, Casablanca, pleine de promesses, veut rattraper son retard en matière d’infrastructures. Un objectif majeur et combien indispensable pour permettre à la capitale économique du royaume de poursuivre sa marche vers l’avenir !

Dans cette perspective, Lydec s’est dotée d’un programme «Ville de demain» axé autour de trois priorités: la gouvernance, la performance opérationnelle et environnementale. Si, pour l’heure, la performance opérationnelle ne pose pas, à proprement parler, de problème, la gouvernance de la gestion déléguée, en revanche, a besoin d’une gouvernance partagée. Le ministère de l’Intérieur, autorité de tutelle, reconnait les défaillances de cette gouvernance, et préconise la mise sur pied d’un organe permanent de contrôle de gestion. On parle déjà de la création d’une SDL (société de développement local) qui aura pour charge d’assurer cette mission.

Pour M. Darriet, le DG de Lydec, il faut savoir raison garder. Les dispositions du contrat de gestion déléguée imposent au délégataire de tenir à disposition de l’Autorité délégante les états justificatifs des ressources et emplois du fonds de travaux. De plus, toutes les dépenses à financer par le fonds doivent être validées par l’Autorité délégante, notamment les programmes arrêtés dans le cadre des budgets annuels d’investissement.

Au niveau de l’exploitation, Lydec, entreprise cotée à la Bourse de Casablanca, représente un modèle réussi tant par ses performances opérationnelles que par son modèle économique et social (?????????????????????!!!!!!!!!! bechouiya 3alina ghir bechouiya !). Forte de ses 3.500 salariés et de l’expertise de ses cadres, Lydec parvient à satisfaire les besoins d’une ville qui consomme 11 millions de kWh par jour (ou 16% de la consommation nationale), 530.000 m3 d’eau potable, traiter des volumes astronomiques des eaux usées avant leur rejet en mer, et assurer au quotidien la maintenance du réseau de l’éclairage public, long de 4.000 km, ponctué par près de 140.000 points lumineux, 93.000 candélabres.

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